MaPrimeRénov’ 2026 : l’audit après travaux bousculé par le nouveau coefficient électrique
Un changement technique discret vient impacter de nombreux projets de rénovation. En 2026, le coefficient de conversion de l’électricité évolue. Cette modification oblige à revoir certains audits énergétiques, notamment après travaux. Une évolution qui peut avoir des conséquences concrètes sur les aides accordées.
Un nouveau coefficient qui change les calculs
Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l’électricité passe de 2,3 à 1,9. Ce facteur est utilisé pour calculer la consommation en énergie primaire dans les audits et le DPE. Résultat, les logements chauffés à l’électricité peuvent afficher de meilleures performances. Sur le papier, leur étiquette énergétique s’améliore. Mais cette évolution modifie aussi les résultats des audits réalisés avant la réforme. Concrètement, un audit effectué en 2024 ou 2025 peut ne plus être totalement cohérent en 2026. Il devient alors nécessaire de le mettre à jour pour refléter les nouveaux calculs.
Des audits à actualiser après les travaux
Dans le cadre de MaPrimeRénov’, un audit énergétique est exigé avant et après les travaux. Avec le changement de coefficient, certains audits doivent être réactualisés. Cela concerne surtout les projets où des écarts apparaissent entre les prévisions et les résultats après travaux. L’Anah distingue plusieurs situations. Si la performance est conforme ou meilleure que prévu, les aides sont maintenues. En revanche, si les résultats sont moins bons, la subvention peut être ajustée, voire réduite. Ce point est crucial pour les ménages engagés dans une rénovation globale. Un simple changement de calcul peut impacter les gains énergétiques attendus.
Un impact direct sur les aides à la rénovation
Ce nouvel ajustement technique n’est pas sans conséquence. Il peut modifier le nombre de classes énergétiques gagnées après travaux. Or, ces gains conditionnent l’accès aux aides. Dans certains cas, un projet peut perdre en éligibilité. Dans d’autres, il peut au contraire être valorisé. Au final, cette réforme invite à la vigilance. Pour sécuriser son dossier, il devient essentiel de vérifier la cohérence de l’audit après travaux. L’accompagnement par un professionnel reste plus que jamais recommandé.
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