Le diagnostic HAP, une précaution obligatoire avant tous travaux sur des ouvrages bitumineux
Les ouvrages bitumineux (couches d’enrobés, asphaltes, produits bitumineux associés) présents sur certaines infrastructures peuvent exposer les intervenants à deux familles de risques :
- la présence éventuelle de matériaux et produits contenant de l’amiante (notamment via des enrobés anciens ou recyclés) ;
- la présence possible d’Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP), substances pouvant présenter un risque sanitaire et conditionner la filière de gestion des matériaux et déchets.
Avant toute opération de rabotage, découpe, carottage, reprise de couches, réfection, dépose ou transformation, un repérage préalable permet de caractériser les matériaux et de sécuriser l’organisation du chantier.
Un cadre normatif précis côté amiante : NF X 46-102 et cas des voiries privées
La norme NF X 46-102 encadre la mission et la méthodologie de repérage amiante dans les ouvrages de génie civil, infrastructures de transport et réseaux divers.
Son domaine d’application inclut notamment :
- les ouvrages d’infrastructures de transport, à l’exception des voiries privées desservant des immeubles bâtis, qui sont traitées dans la norme NF X 46-020 ;
- les ouvrages de réseaux et leurs équipements ;
- des ouvrages de génie civil (ouvrages d’art, ouvrages industriels, etc.).
La NF X 46-102 précise également qu’elle ne s’applique pas aux repérages de l’amiante dans les immeubles bâtis.
En pratique, pour les structures de voies piétonnes, cyclables, routières, ferroviaires, portuaires et aéroportuaires, la NF X 46-102 décrit une méthodologie adaptée (sondages, prélèvements et analyses).
Pourquoi repérer l’amiante dans certains enrobés
La NF X 46-102 rappelle que jusqu’en 1995, certaines formulations d’enrobés (principalement couches de roulement) ont pu intégrer des fibres d’amiante (chrysotile) et que des enrobés peuvent aussi contenir de l’amiante du fait du recyclage.
Lors de travaux sur ces matériaux (rabotage, sciage, fraisage, dépose), le risque est la mise en suspension de fibres, d’où la nécessité d’un repérage amiante avant intervention.
HAP : ce que l’analyse vise réellement (et pourquoi)
Les HAP peuvent être rencontrés en voirie pour deux raisons principales :
- HAP “constitutifs” du matériau, notamment lorsque des enrobés ou matériaux routiers contiennent du goudron de houille (historiquement utilisé comme liant), connu pour ses fortes teneurs en HAP ; le Cerema rappelle que ces matériaux doivent faire l’objet de tests préalables, notamment pour identifier la présence de goudron et donc de HAP.
- HAP liés aux usages et au trafic (dépôts de suies, huiles, résidus de combustion), qui peuvent contribuer à une contamination de surface ; dans tous les cas, la décision de gestion chantier s’appuie sur une caractérisation pour déterminer les mesures de prévention et la filière de traitement.
Au titre de la prévention, l’INRS rappelle que les expositions aux HAP présents dans la suie, le goudron, la poix, la fumée ou les poussières de la houille relèvent de travaux considérés comme cancérogènes au sens des textes cités par l’INRS.
Seuils de gestion : un point clé pour les déchets d’enrobés
La caractérisation HAP est déterminante pour la gestion et la valorisation des agrégats d’enrobés.
En pratique, des références techniques (notamment Cerema) utilisent des seuils de teneur en HAP pour orienter les possibilités de recyclage/traitement, dont :
- 50 mg/kg (ppm) comme seuil de référence d’acceptabilité mentionné par le Cerema.
- et des seuils 50 ppm / 500 ppm rappelés dans une question écrite à l’Assemblée nationale comme issus du guide Cerema « Acceptabilité environnementale de matériaux alternatifs en technique routière », pour encadrer des scénarios de recyclage (à chaud / à froid).
L’objectif opérationnel est double : sécuriser l’exposition (modes opératoires, protections) et sécuriser la filière déchets (traçabilité, exutoires compatibles).
Méthodologie 3RC : carottages, prélèvements et analyses en laboratoire
Pour les ouvrages concernés, la démarche inclut :
- l’analyse du programme de travaux et du périmètre ;
- l’identification des zones à investiguer ;
- la réalisation de carottages et prélèvements selon une stratégie cohérente avec la structure et l’hétérogénéité de l’ouvrage ;
- l’envoi en laboratoire pour analyses (amiante et, le cas échéant, analyses nécessaires à la caractérisation HAP).
Contenu du rapport
Le rapport remis au donneur d’ordre permet de disposer :
- d’une synthèse du périmètre et des conditions d’intervention ;
- des résultats d’analyses (amiante, et HAP) ;
- des localisations et éléments utiles à l’organisation du chantier ;
- des annexes de traçabilité (rapports de laboratoire, croquis, etc.).
Délais et engagements 3RC Diagnostic
Afin de répondre aux contraintes opérationnelles des chantiers, 3RC Diagnostic s’engage sur des délais maîtrisés :
- devis sous 24 heures après réception des éléments nécessaires ;
- intervention en moyenne sous 48 heures après validation de l’offre, sous réserve d’accès ;
- remise du rapport sous 9 jours ouvrés après l’intervention, incluant les résultats de laboratoire.
L’accompagnement 3RC Diagnostic
3RC Diagnostic accompagne les donneurs d’ordre sur les opérations impliquant des ouvrages bitumineux, avec une approche :
- fondée sur un cadre normatif clair (NF X 46-102, et NF X 46-020 pour les voiries privées desservant des immeubles bâtis) ;
- orientée vers la prévention du risque et la maîtrise des responsabilités ;
- compatible avec les contraintes de planning chantier.
Accompagnement
professionnel
Les ouvrages bitumineux (couches d’enrobés, asphaltes, produits bitumineux associés) présents sur certaines infrastructures peuvent exposer les intervenants à deux familles de risques :